Les Échos de l’Académie – Novembre 2025
Échos de l'académie · 1 novembre 2025 · 7 min de lecture
Un mois de changements assumés, de recentrage et de mise au clair

Un vent de transition
Octobre a été un mois de mouvement. Un mois de changements assumés, de recentrage et de mise au clair.
Après plusieurs mois d’expérimentation, nous avons officiellement fermé le Discord pour concentrer toute l’activité sur Skool, notre nouvel espace communautaire. La migration est terminée à 95 % : il ne reste plus que les replays à rapatrier, mais avant cela, priorité au plus important — la sortie des modules.
Certains rushs de tournage se sont révélés inutilisables. Plutôt que de perdre du temps à tout réenregistrer, j’ai préféré changer de direction : les modules sortiront d’abord en format écrit, puis en vidéo par la suite. C’est un choix stratégique — celui de l’efficacité et de la régularité plutôt que de la perfection à tout prix.
Simplifier pour mieux avancer
Le site a également été mis à jour, plus clair, plus fluide, plus aligné avec la nouvelle structure de l’Académie.
Côté offres, l’approche change aussi. Nous avons choisi de rendre la formation plus accessible, en simplifiant l’accès et en retirant la majorité des bonus annexes. L’offre principale reste centrée sur l’essentiel : la formation complète, les mises à jour régulières et la communauté.
🎯 Et pour le Black Friday, une offre spéciale verra le jour : 700 € pour un accès annuel complet à la formation une manière de permettre à davantage d’élèves de rejoindre l’aventure avant la refonte globale des tarifs.
Le prix de 5 000 € initialement prévu sera désormais réservé au mentorat privé. Un choix fait pour remercier la fidélité et la présence des membres actuels, tout en clarifiant la différence entre la formation et l’accompagnement individuel.
Rythme, présence et énergie
Les lives communautaires vont aussi évoluer. Un nouvel horaire test est en place : autour de 17h, pour permettre aux membres qui travaillent de participer plus facilement. Et avant ma pause de deux semaines à partir du 15 novembre, j’aimerais organiser une masterclass spéciale, ouverte à la communauté.
Message du mois : l’œil du trader dans la tempête
Ce mois-ci, je m’apprête à partir au Japon. Un voyage que j’attendais depuis longtemps, et qui s’aligne parfaitement avec le thème de novembre : le zen, la maîtrise de soi et la paix intérieure au milieu du chaos.
En trading, on vit tous ce moment où les émotions prennent le dessus. Le marché s’agite, notre esprit aussi, et pourtant… il y a parfois ce court instant de lucidité, en plein tilt, où l’on sait exactement ce qu’il faut faire. Cet instant, c’est l’œil de la tempête.
Le secret n’est pas d’éviter la tempête, mais de savoir y rester calme. De ne pas se laisser happer par la peur ou l’euphorie, et d’apprendre à écouter ses émotions sans les laisser gouverner. C’est là que se joue la vraie maîtrise.
C’est un peu ça, l’ikigai du trader : trouver cet équilibre entre passion, contrôle et progression. Non pas chercher la perfection, mais un état d’harmonie durable où le marché devient un miroir de notre propre stabilité intérieure.
L’Ikigai du trader : donner un sens à chaque position
J’ai découvert l’Ikigai bien avant de devenir trader, à une période où j’étais absorbé par le minimalisme et l’organisation. C’était l’époque “Marie Kondo”, celle où je cherchais à ne garder que ce qui avait du sens — dans ma vie, dans mes projets, dans mes décisions. Et sans m’en rendre compte, c’est cette même logique qui allait, des années plus tard, structurer ma manière de trader.
Parce que si l’Ikigai est la raison d’être d’une vie, alors chaque trade, lui aussi, a besoin de sa propre raison d’être.
Un trade n’existe pas simplement parce qu’un signal apparaît. Il naît d’un alignement — entre ta lecture du marché, le contexte global et ton état intérieur. C’est une rencontre entre :
Quand ces quatre couches s’alignent, le trade devient plus qu’une exécution. Il devient une action pleine de sens. Un acte réfléchi, conscient, presque méditatif.
C’est ça, l’Ikigai du trader : trouver la raison d’être de chaque position avant même de l’ouvrir. Ne pas entrer pour “avoir raison”, mais parce que tout s’aligne — en toi, et sur le marché.
Et dans ces moments rares où l’alignement est total, tu sens une forme d’évidence. Le marché n’est plus un combat, mais une conversation. Tu n’essaies plus de forcer une direction : tu accompagnes un mouvement.
PS : à ceux qui me suivent depuis longtemps : Le tout premier logo d’Ao Knowledge reprenait justement le symbole de l’Ikigai. Un rappel discret, de cette idée de centre, d’équilibre et de cohérence dans le trading comme dans la vie.
HRLR vs LRLR : entre pression et libération
Dans la théorie, le HRLR et le LRLR ne sont que des structures de marché. Dans la pratique, ce sont deux mondes. Deux sensations. Deux états d’esprit.
Le HRLR (High Resistance Liquidity Run), c’est le marché qui se contracte, qui sature, qui freine son propre mouvement. La liquidité s’accumule en haut et en bas, et chaque poussée semble aussitôt contrée. Tout avance, mais rien ne bouge vraiment. C’est lent, pesant, étouffant. Et c’est précisément pour ça que c’est une tempête silencieuse.
Le HRLR, c’est le moment où le trader perd patience. Les bougies montent, descendent, se neutralisent. Chaque micro-mouvement active une émotion différente. Tu doutes, tu anticipes, tu te retiens. Tu sens la tension sans savoir quand elle explosera.
Le danger du HRLR n’est pas dans la volatilité, mais dans la pression psychologique qu’il crée. Parce qu’un marché lent n’est pas un marché calme. C’est un marché qui teste ton endurance émotionnelle. Il t’oblige à vivre dans la frustration, à observer sans agir, à rester lucide au cœur d’un chaos presque imperceptible.
C’est la vraie tempête du trader : celle où tu brûles d’agir, mais où chaque action prématurée te ramène dans le piège du marché. Le HRLR t’apprend la patience, mais aussi la dangerosité du mental agité.
À l’inverse, le LRLR (Low Resistance Liquidity Run), c’est la libération. La structure devient fluide, la liquidité s’écoule sans effort. Le marché retrouve du souffle. Les bougies glissent dans une direction claire, les mouvements ont du sens, et tout paraît évident.
Mais cette évidence est souvent trompeuse. Parce que dans le LRLR, la fluidité peut vite devenir euphorie. Le trader se sent léger, sûr de lui, jusqu’à en oublier la prudence. Et c’est là que le marché inverse — sans prévenir — comme pour rappeler que la clarté absolue n’existe jamais.
HRLR et LRLR ne sont pas que des contextes : ce sont deux états émotionnels du marché. L’un t’use, l’autre t’aveugle. Et ton travail, en tant que trader, c’est d’apprendre à reconnaître ce que tu ressens dans chacun d’eux.
Dans le HRLR, le défi est de rester stable au cœur de la tension. Dans le LRLR, c’est de garder les pieds au sol pendant l’euphorie.
Autrement dit :
Et la maîtrise du marché, c’est d’apprendre à naviguer entre les deux. À reconnaître quand la mer est trop lourde pour voguer, et quand, au contraire, le courant t’invite à avancer sans résistance.
Clôture : la paix après la tension
Quand on observe longtemps les marchés, on finit par comprendre que tout est cyclique. Les structures changent, les vitesses aussi, mais le fond reste le même : tension, libération, puis retour au calme.
C’est pareil pour nous. On vit nos propres HRLR et LRLR émotionnels. Des moments où tout semble figé, où chaque décision pèse des tonnes… Puis d’autres où tout s’aligne, où l’énergie circule librement, et où le progrès semble évident.
Mais la vérité, c’est que ni l’un ni l’autre ne sont des états permanents. La maîtrise, c’est d’apprendre à ne pas s’identifier à ces cycles. De ne pas se croire en échec quand tout semble bloqué, ni invincible quand tout devient fluide.
Ce mois-ci, je pars respirer. Pas pour fuir le travail, ni pour décrocher du marché, mais pour observer les choses autrement — avec un pas de recul.
Parce que dans tout ce qu’on fait ici, il y a une quête plus grande : celle de comprendre le mouvement derrière le mouvement. Ce qui anime vraiment notre progression, nos choix, nos décisions.
L’Ikigai, le HRLR, le LRLR… tout ça n’est qu’un miroir. Le reflet de ce que nous apprenons à maîtriser à l’intérieur avant de prétendre le lire à l’extérieur.
Et c’est sans doute ça, la vraie paix du trader : atteindre cet état où chaque trade, chaque apprentissage, chaque cycle devient une opportunité de se connaître un peu mieux.
Ciao ciao, — Brice